
Après avoir dégusté une part du gateau que ma mère a préparé et bu un grand verre de limonade fraiche, je décide de monter à l'étage pour aller dans ma chambre qui d'après mon père est restée telle que je l'ai quitté il y a cinq ans. Et en effet, rien n'a bougé.

Je reste immobile, observant mes petites affaires avec une certaine émotion. Mon chevalet et tout mon attirail de peinture sont toujours là ; mes gouaches doivent être bien sèches d'ailleurs ! Ma vieille chaine stereo et mes vieux cds, mes bouquins éparpillés...

Mes toiles vierges que je n'ai pas pu emmener lors de mon départ... J'espère pouvoir prendre le temps de me remettre à la peinture pendant les trois semaines à venir !
Lisa laisse ses yeux vagabonder encore quelques minutes, n'osant rien toucher pour le moment, et est finalement interrompue par des rires qui semblent venir de la chambre de l'autre côté du palier.
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